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Il y a quelque chose de bouleversant

Dans la délicatesse de cette musique.

 

Il y a quelque chose de profondément tranquille.

 

Il y a quelque chose qui vient purement du centre, 

Comme extrait au cœur. 

 

C’est à la fois précieux et brûlant.

C’est un désir ardent d’apprendre et de comprendre.

C’est aussi un renoncement et un abandon.

À mesure que j'avance dans l'apprentissage du dhrupad adapté au violon alto, je réalise à quel point cette musique n'est pas qu'un style, une tradition, un art ancien qui m'a séduit à un moment.

C'est un chemin de vie. Comme si l'on « devenait dhrupad »  ou comme si le dhrupad s'immisçait en nous et nous façonnait, sans que l'on s'en rende compte.

Parcours

Violoniste de formation classique au départ (Conservatoires de Nancy et de Lyon), c’est en explorant les répertoires de musiques du monde que Marie-Line Aubry, à 25 ans, découvre, au hasard d’un disque, le son du violon indien. C’est un choc. 

S’ensuit un tâtonnement de plusieurs années entre la France et l’Inde avant de réussir à cibler « la » musique de l’Inde qu’elle souhaitera apprendre à tout prix : c’est le dhrupad, musique savante, ancienne, contemplative, peu enseignée aux femmes instrumentistes et en tous cas pas aux instruments « légers » comme le violon.

Il lui faudra encore attendre deux ans avant d’être acceptée en 2013 comme disciple par Pandit Pushpraj Koshti, maître du surbahar, illustre figure dépositaire de cet art ancien du dhrupad, garant de sa pureté et de son exigence.

Sous sa guidée Marie-Line Aubry étudie cet art musical qu’elle adapte pour le violon alto, et pratique aussi le chant, qui s’avère un complément essentiel à l’apprentissage.

A partir de 2015, elle revient à Besançon, sa ville natale, et poursuit son étude de la musique indienne par des voyages réguliers en Inde auprès du maître.

En parallèle elle exerce le métier de cheffe de chœur, et fonde en 2023 l’Ensemble Vocal Expérimental E.V.E. qui travaille sur le son du chœur en lien avec les harmoniques (méthode Daïnouri Choque), l’improvisation sous toutes ses formes, et les chants du monde a capella.

Depuis 2022, elle donne des récitals de musique dhrupad au violon alto et a participé à plusieurs festivals en Inde (Sharadotsav 2023 - Mumbai, Dhrupad Yatra 2025 - Jaïpur) et en France (festival des musiques anciennes Besançon/Monfaucon, festival le Printemps de L’Inde - Besançon). Elle partage régulièrement la scène avec le percussionniste Alexis Weisgerber, formé aux tablas et au pakhawaj.

Elle transmet la musique indienne sous forme d’ateliers collectifs pour la voix au sein de l’association Le chemin du son à Besançon, et participe aussi à la direction artistique du projet associatif. Elle intervient ponctuellement sur des projets pédagogiques (CRR Châlons-en-Champagne, 2023) et sur des séances d’écoute et chant des harmoniques au sein des chœurs (La Cité de la Voix, 2026).

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